الدعوة السلفية
رَبَّنَا لَا تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً ۚ إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ ﴿8﴾

الدعوة السلفية

{قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنْ اتَّبَعَنِي وَسُبْحَانَ اللَّهِ وَمَا أَنَا مِنْ الْمُشْرِكِينَ} صدق الله العظيم (108) سورة يوسف ...
 
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 La description du pèlerinage

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moslima
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تاريخ التسجيل : 18/07/2011
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حفيدة عائشة حفيدة عائشة: عضو عضو

مُساهمةموضوع: La description du pèlerinage   الأحد سبتمبر 18, 2011 2:54 pm








Je voudrais une description détaillée des rites du pèlerinage


Réponse
Le
pèlerinage fait partie des meilleures et plus importantes pratiques
cultuelles. Il constitue l’un des piliers de l’Islam qui est l’objet
du message dont Allah a investi Muhammad, piliers sans l’observance
desquels, l’on ne saurait pas adhérer parfaitement à l’Islam.

La pratique cultuelle ne peut rapprocher son auteur d’Allah ni être agréée par Lui que grâce à deux choses :

- la sincérité à l’égard d’Allah, le Puissant et
majestueux, qui consiste à ne viser que la face d’Allah et la demeure
dernière, ce qui exclut le souci de se faire voir ou entendre et
d’autres considérations mondaines.


- Suivre le Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui) dans les actes et propos, ce qui n’est réellement possible que
si l’on connaît sa Sunna.

Nous allons résumer les lignes qui suivent la description du pèlerinage telle que faite dans la Sunna.
La description de la oumra est déjà faite dans le cadre de la réponse à la question n° 31819. Référez-vous-y.
Les différentes formes du pèlerinage.
Le pèlerinage peut se faire sous trois formes : tamatou, ifrad et quirane.
La
première consiste à se mettre en état de sacralisation (ihram)
pendant les mois du pèlerinage (shawwal, dhoul-qada et dhoul hidjdja)
pour effectuer la oumra exclusivement. (Voir ach-charh al-mumti,
7/62).

Quand le pèlerin ayant
pris cette option arrive à La Mecque, il procède au tawaf d’arrivée,
puis à la marche puis au rasage ou à la diminution de ses cheveux
avant de mettre fin à son ihram.

Au
jour dit tarwiya, le huitième du douzième mois lunaire, le pèlerin
se remet en état d’ihram et procède à tous les rites constitutifs du
pèlerinage. Ce pèlerin aura ainsi accompli parfaitement et la oumra
et le pèlerinage.

La
deuxième consiste à se mettre en état de sacralisation pour effectuer
le hadj exclusivement. Quand le pèlerin ayant pris cette option
arrive à La Mecque, elle accomplit le tawaf d’arrivée et la marche
entre Safa et Marwa pour le hadj, mais il ne se rase ni ne diminue
ses cheveux puisqu’il doit maintenir son état d’ihram jusqu’à la
lapidation de la stèle al-aqaba, au jour de la fête (du Sacrifice).
Cependant, il peut sans aucun inconvénient retarder la marche entre
Safa et Marwa pour la faire après le principal tawaf de son pèlerinage.

La troisième consiste à
se mettre en état de sacralisation pour effectuer hadj et oumra
ensemble ou avec l’intention initiale de faire la oumra suivie de
l’intention d’y joindre immédiatement le hadj avant même de commencer
les tours faits autour de la Kaaba. Dans ce cas, le pèlerin nourrit
l’intention de procéder à ce rite pour son hadj et son oumra.

L’auteur
de cette opinion est comme celui qui a pris la deuxième option avec
la seule différence qu’il lui incombe de procéder à un sacrifice,
contrairement à l’autre.

La
première forme reste la meilleure parce que le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) l’a recommandée fortement à ses compagnons.
C’est si vrai que si quelqu’un se met en état de sacralisation avec
l’intention de faire le pèlerinage sous la troisième ou la deuxième
forme, il doit changer d’intention et se contenter de procéder à une
oumra et mettre fin à son ihram, conformément à la première forme, et
ce, même si le pèlerin concerné avait procédé au tawaf d’arrivée et à
la marche qui le suit. C’est parce que quand le Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui), suivi par ses compagnons, acheva son tawaf
et la marche entre Safa et Marwa au cours de son pèlerinage d’adieu,
il donna l’ordre à tout compagnon qui n’avait pas apporté un animal à
sacrifier de faire des actes qu’il venait d’accomplir une oumra et
par conséquent de diminuer ses cheveux et de mettre fin à son état
d’ihram. Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit :
« Si je n’avais pas apporté une bête à sacrifier, je ferais ce que je
vous recommande ».

L’ihram (l’entrée en état de sacralisation)
En matière de rites constitutifs de cet état, on procède à ce qui a été dit dans le cadre de la réponse à la question n°31819 à savoir le bain rituel, l’usage du parfum et la prière.
Au
terme de la prière ou après s’être installé sur sa monture, le
pèlerin se met en état de sacralisation et proclame, s’il a opté pour
la première forme, ceci : « labbayka Allahouma bi oumratin » ou,
s’il a opté pour la troisième forme ; labbayka bi hadjdjin wa
oumratin ou : s’il a opté pour la deuxième forme : « labbayka
Allahoum hadjdjan ». Ensuite, il dit : « Allahouma, hadhihi
hadjdjatoun laa riaa fiha wa laa soumata » = Mon Seigneur ! ceci est
un pèlerinage qui n’est nullement entaché ni du souci de se faire
voir ni de celui de se faire entendre.

Ensuite, il répète la formule de talbiyya utilisée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), à savoir :
« Labbayka, allahoumma labbayka
labbayka laa oharika lak labbayka
unna al-hamdou wa ni’mata laka wal-moulk
la sharika laka » = :
Me
voici, mon Seigneur, me voici. Me voici, Toi qui n’as point
d’associé. Louanges, bienfaits et royauté t’appartiennent. Tu n’as
point d’associé. le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)
utilisait aussi cette formule : « Labbayka ilaaha al-haq » = me
voici, Dieu de vérité.

Ibn Omar ajoute aux formules rapportées (du Prophète) ceci :
« Labbayka wa saadayka, wal khayr bi yadayka
wa
raghba ilayka wal amal » = Me voici animé du bonheur (que Tu
procures), tout le bien est entre Tes mains. Ce que l’on désire
T’appartient ainsi que l’action (l’octroi du pouvoir d’agir).

L’homme
prononce ces formules, à haute voix tandis que la femme les prononce
de manière audible à son voisin immédiat, à moins que celui-ci soit
étranger (à elle). Car, dans ce cas, elle doit les réciter
discrètement.

Si celui qui
veut entrer en état de sacralisation craint de se heurter à un
obstacle pouvant l’empêcher de terminer son pèlerinage (comme une
maladie, un ennemi, une arrestation ou d’autres entraves) il convient
qu’il formule une condition en ces termes : « Si je suis confronté à
un obstacle je mets fin à mon pèlerinage séance tenante ».
C’est-à-dire si je suis empêché de poursuivre mon pèlerinage en raison
d’une maladie, d’un retard ou de toute autre (cause) je mets fin à
mon état d’ihram.

Le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) avait donné à Dhoubaata bint
Zoubayr qui, bien que malade, voulait se mettre en état de
sacralisation, l’ordre de formuler son intention au conditionnel et
lui avait dit : « Ton Maître acceptera ce que tu auras excepté »
(rapporté par al-Boukhari, 5089 et par Mouslim, 1207).

Quand
on soumet son intention à effectuer le pèlerinage à ladite condition
et se heurte ensuite à un obstacle, on met fin à son état d’ihram,
sans rien encourir.

Quant au
pèlerin qui ne craint aucune entrave susceptible de l’empêcher de
terminer son pèlerinage, il ne convient pas qu’il formule ladite
condition car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne
l’avait ni fait ni recommandé à tout le monde. S’il l’a recommandé à
Dhoubaata bint Zoubayr, c’était à cause de sa maladie.

Le
pèlerin doit répéter fréquemment la talbiyya : labbayka, etc. C’est
surtout le cas à travers les changements de conditions et de temps :
quand on progresse vers une hauteur on descend dans une vallée, à
l’arrivée du jour et à la tombée de la nuit. Il convient encore qu’il
la fasse suivre par la demande de l’agrément (divin) et du paradis
et qu’il demande que la miséricorde le protège contre l’enfer.

La
talbiyya est recommandé dans la oumra : depuis l’entrée en ihram
jusqu'au début du tawaf. De même, elle est recommandée dans le hadj
jusqu’à la lapidation de la stèle al-aqaba, le jour de la fête (du
Sacrifice).

Prendre un bain rituel avant d’entrer dans La Mecque


Il convient que le pèlerin,
arrivé à proximité de La Mecque, prenne un bain rituel, si cela lui est
facile, car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’avait
fait avant son entrée dans La Mecque. (rapporté par Mouslim, 1259).

Quand le pèlerin veut entrer dans la mosquée sacrée, il doit avancer son pied droit et dit :
Bismi
Allah wa salatou wa assalamou alaa rassouli Allah. Allahouma ighfir
lii dhounoubi waftah lii abaraaba rahamatika. Aoudhou bi Allahi
al-adhim wa biwadjhihii al-Karim wa bi soultanihi al-qadim min
ash-shaytan ar-radjim. = Au nom d’Allah, Bénédiction et salut soient
sur le Messager d’Allah. Mon Seigneur, pardonne moi mes péchés et
ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. Je cherche la protection
d’Allah, l’Incommensurable à travers Son honorable visage et grâce à
Son pouvoir éternel contre Satan le damné.

Ensuite,
il avance vers la Pierre noire pour commencer à tourner autour de La
Kaaba. La modalité de ce rite est indiquée dans le cadre de la
réponse donnée à la question n° 31819.

Après
le tawaf suivi de deux rakaas rituelles, le pèlerin doit se diriger
vers l’aire de la marche pour effectuer celle-ci comme elle a été
décrite dans la réponse à la question 31819.

Le
pèlerin ayant opté pour la première forme de pèlerinage fait la
marche pour son oumra alors que celui ayant choisi la deuxième ou la
troisième forme procède à la marche pour leur hadj, tout en ayant la
possibilité de la faire plus tard, après leur tawaf principal.

Le rasage et la diminution des cheveux
Quand
le pèlerin ayant opté pour la première forme de pèlerinage termine
les sept va-et- vient constituant la marche entre Safa et Marwa, il
doit se raser ou diminuer ses cheveux. Le rasage et la diminution
doivent s’appliquer à tous les côtés de la tête. Et le rasage reste
préférable à la diminution puisque le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) a prié trois fois pour ceux qui se rasent la tête et
une seule fois pour ceux qui diminuent leurs cheveux ». (rapporté par
Mouslim, n° 1303).

Mais si
le début du pèlerinage est si proche que les cheveux risquent de ne
pas repousser (avant cette échéance), il est alors préférable de
diminuer ses cheveux afin de pouvoir les raser complètement au terme
du pèlerinage. Ceci s’atteste dans l’ordre donné par le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui)à ses compagnons pendant le
pèlerinage d’adieu de se contenter de diminuer leurs cheveux à
l’achèvement de leur oumra, car leur arrivée eut lieu au matin du 4e
jour du 12e mois. Quand à la femme, elle doit se contenter d’une très
légère diminution de ses cheveux (l’équivalent en longueur de
l’espace séparant deux articulations d’un doigt).

L’achèvement
de ces rites met fin à la oumra et à l’état de sacralisation. Dès
lors, on peut faire tout ce que font les non pèlerins en matière
d’habillement, d’usage du parfum, de rapports intimes, etc.

Ceux
ayant opté pour la deuxième et la troisième formes de pèlerinage ne
procèdent ni au rasage ni à la diminution et ne mettent pas fin à
leur état de sacralisation puisqu’ils doivent maintenir leur ihram
jusqu’à la lapidation de la stèle aqaba suivie du rasage ou de la
diminution le jour de la fête.

Au
huitième jour du 12e mois, dit yawm at-tarwiya, le pèlerin ayant
opté pour la première forme se remettent en état d’ihram en milieu de
matinée à partir de l’endroit où il se trouve dans La Mecque. Il lui
est recommandé en ce moment de faire ce qu’il avait fait à son
entrée en état d’ihram pour la oumra, notamment la prise d’un bain
rituel, l’usage de parfum et la prière. Il doit encore formuler
l’intention d’entrer en état d’ihram pour accomplir le hadj et
prononcer la talbiyya en ces termes : « Labbayka, Allahoumma,
hadjdjan » = Me voici, mon Seigneur, pour faire le hadj.

S’il
craint de se heurter à un obstacle pouvant l’empêcher de terminer
son pèlerinage (comme une maladie, un ennemi, une arrestation ou
d’autres entraves) il convient qu’il formule une condition en ces
termes : « Si je suis confronté à un obstacle je mets fin à mon
pèlerinage séance tenante ». S’il ne craint rien, il n’a pas à
formuler une condition.

On
lui recommande de prononcer la talbiyya à haute voix jusqu’au
commencement de la lapidation de la stèle al-aqaba, au jour de la
fête.

Aller à Mina
Il
se rend à Mina pour y effectuer les prières de Zuhr, d’Asr, du
Maghrib, d’Ishaa et de Fadjr en les raccourcissant, mais sans les
réunir. C’est parce que le Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui) raccourcissait les prières à Mina, mais ne les réunissait pas.

Le
raccourcissement consiste à ramener à deux unités, les prières
composées de quatre rakaa. Les Mecquois, comme les autres, sont
autorisés à recourir à ce raccourcissement à Mina, à Arafa et à
Mouzdalifa, puisque, au cours de son pèlerinage d’adieu, le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) dirigeait la prière pour une
foule qui comprenait des mecquois, mais il n’a pas demandé à ceux-ci
de ne pas raccourcir leurs prières. Si le raccourcissement était
obligatoire, il le leur aurait ordonné comme il l’avait en l’an de la
Conquête. Cependant, la ville de La Mecque s’étant développée et
Mina étant devenu comme l’un de ses quartiers, les Mecquois ne peuvent
plus y raccourcir les prières.

Aller à Arafa
Après
le lever du soleil, au neuvième jour, le pèlerin part de Mina pour
Arafa et s’installe à Namia jusqu’à midi (Namira se situe juste avant
les limites d’Arafa), s’il peut le faire. Autrement, il ne s’y
installe pas, cela étant une sunna et non une obligation. Quand le
soleil quitte le zénith au moment du début de l’heure de la prière du
zuhr, il accomplit les prières de zuhr et d’asr en les ramenant
chacune à deux rakaa, et en les réunissant de manière à anticiper la
dernière, conformément à la pratique du Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) et pour pouvoir consacrer beaucoup de temps aux
prières et aux invocations.

Ensuite,
il se consacre à la prière, au dhikr et à l’invocation et se montre
humble devant Allah, le Puissant, le Majestueux. Qu’il demande à
Allah ce qu’il aime en se tenant orienté vers la qibla (La Mecque)
les mains levées, même si cela l’amène à laisser le mont derrière
lui. En effet, la Sunna veut qu’on s’oriente vers la qibla et non vers
le mont. Il est vrai cependant que le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) se stationna au pied de la montagne et dit : « Je me
stationne ici, mais toute la plaine d’Arafa est une aire de
stationnement ».

L’invocation
la plus fréquemment utilisée par le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) lors de ce grand rassemblement est celle-ci :

« laa ilaaha illa Allah wahdahou laa sharika lahou lahou
al-moulk wa lahou al-hamd wa houwa ala koulli shayin qadir » =
Il
n’y a pas de dieu en dehors d’Allah qui est seul, sans associé. La
royauté et les louanges Lui appartiennent. Il est omnipotent.

S’il
lui arrive de se lasser, s’il veut avoir un entretien utile avec ses
compagnons, s’il veut lire des livres utiles, notamment en ce qui
concerne la générosité divine et l’importance de Ses dons, pour
augmenter Ses espoirs nourris ce jour-là, tout cela est bien.
Ensuite, il doit se montrer humble à l’égard d’Allah et l’Invoquer tout
en veillant à profiter du temps jusqu’à la fin de la journée. Car les
meilleures invocations sont celles prononcées le jour d’Arafa.

Aller à Mouzdalifa
Dès
le coucher du soleil, le pèlerin doit se rendre à Mouzdalifa. Arrivé
là, il accomplit les prières du Maghrib et d’Isha réunies , la
première raccourcie et les deux précédées d’un seul appel à la prière
et de deux annonces de l’imminence de l’entrée en prière (iqama).

Si
le pèlerin craint de n’arriver à Mouzdalifa qu’au delà de minuit, il
doit accomplir les prières en route puisqu’il n’est pas permis de
retarder les prières au-delà de minuit.

Le
pèlerin doit passer la nuit à Mouzdalifa. Quand l’heure de la prière
du fadjr arrive, il accomplit cette prière très tôt après un appel à
la prière suivi d’une annonce de l’imminence de son commencement.
Ensuite, il se rend à al-mashaar al-haram, lieu qui abrite l’actuelle
mosquée de Mouzdalifa. Là, il se met à témoigner de l’unicité d’Allah,
à La magnifier, à formuler les invocations de son choix. Il continue
ainsi jusqu’à l’apparition des premières lueurs du jour.

S’il
n’est pas en mesure de se rendre à al-mashaar al-haram, il invoque
Allah là où il se trouve puisque le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) avait dit : « Je me suis installé ici, mais tout
l’espace de Djam’ (Mouzdalifa) constitue une aire de stationnement.
Quand il se livre au dhikr et à l’invocation, il doit s’orienter vers
la qibla, les mains levées.

Aller à Mina
Il
quitte Mouzdalifa peu avant le lever du soleil et doit presser le
pas quand il arrive à wadi Mouhassir, une vallée située entre
Mouzdalifa et Mina. Arrivée à cette localité, il lapide la stèle dite
Djamra al-Aqaba, celle qui est la plus proche de La Mecque. Il lui
lance sept petites pierres successives, toutes de la taille d’une
graine d’arachide approximativement. Et il prononce en lançant chacune
la formule : « Allahou akbar ».

La
Sunna veut qu’au moment de lancer les pierres le pèlerin se
positionne de sorte à faire face à la stèle en laissant La Mecque à
sa gauche et Mina à sa droite. Une fois le rite de lapidation terminée,
il égorge son sacrifice, se rase la tête ou diminue ses cheveux. La
pèlerine peut se contenter d’enlever des extrémités de ses cheveux
l’équivalent d’une phalangette. Ceci marque la fin de la première
phase du pèlerinage et lève les interdictions liées à l’état de
sacralisation, à l’exception des rapports intimes (avec sa femme). Et
puis, il se rend à La Mecque, procède au tawaf autour de la Kaaba et
à la marche entre Safa et Marwa, au terme de quoi, il achève son
pèlerinage et peut faire tout ce qui lui était interdit à cause de
l’ihram.

La Sunna veut
qu’il se parfume avant de se rendre à La Mecque pur le tawaf, après
l’accomplissement de la lapidation et du rasage, en vertu de la
parole d’Aïcha (P.A.a) : « Je parfumais le Prophète (bénédiction et
salut soient sur lui) avant qu’il n’entrasse en état d’ihram et à la
fin de la première phase du pèlerinage, quand il allait tourner
autour de La Maison » (rapporté par al-Boukhari, 1539 et par Mouslim,
1189). Une fois tawaf et marche terminés, il retourne à Mina pour y
passer les nuits des 11e et 12e jour pour procéder chaque jour à la
lapidation des trois stèles en début d’après midi.

Il
vaut mieux qu’il se rende aux stèles à pied, mais il n’y a aucun
inconvénient à utiliser une monture. Il commence par lapider la
première stèle, la plus éloignée de La Mecque, qui se trouve au
niveau de la Mosquée khif, il lui lance sept cailloux successifs en
prononçant au lancement de chaque caillou la formule : Allah akbar.
Et puis il avance un peu et se livre longuement aux invocations de son
choix. S’il lui est difficile de rester longtemps sur place, il
effectue une pause marquée par quelques invocations pour observer la
Sunna.

Ensuite, il procède à
la lapidation de la stèle moyenne en lui lançant sept cailloux
successifs et en prononçant au lancement de chaque caillou la
formule : Allahou Akbar. Puis il se dirige vers le nord avant de
s’arrêter pour faire face à la qibla et prier longuement les mains
levées, si cela lui est possible. Autrement, il se contente d’une
légère pause. Mais il ne faut surtout pas omettre cette pause qui
constitue une Sunna. Même si beaucoup de gens, par ignorance ou par
négligence ne l’observe pas. Chaque fois que la Sunna est négligée,
le besoin se fait sentir davantage de la remettre en pratique et de
la diffuser pour qu’elle ne tombe pas en désuétude.

Ensuite
il procède à la lapidation de la stèle aqaba en lui lançant sept
cailloux successifs et en prononçant la formule Allahou Akbar au
lancement de chaque caillou. Puis il s’en va sans prononcer des
invocations.

Une fois ces
rites accomplis dans l’après-midi du 12e jour, il est permis au
pèlerin pressé de quitter Mina. Celui qui n’est pas pressé reste,
passe la nuit et procède aux rites sus-indiqués dans l’après-midi du
13e jour, ce qui est préférable. Cette option ne s’impose que si le
pèlerin reste à Mina jusqu’au coucher du soleil au 12e jour. Car,
dans ce cas, il doit rester sur place jusqu’au lendemain pour observer
les rites susmentionnés dans l’après-midi. Si toutefois son retard à
Mina ne dépend pas de sa volonté, s’il veut le quitter mais ne peut
le faire parce que bloqué à cause de l’embouteillage jusqu’au
coucher du soleil, il n’est pas tenu d’y rester jusqu’au lendemain.

Quand
le pèlerin veut quitter La Mecque pour rentrer chez lui, il ne doit
pas sortir de la ville avant d’aller faire un tawaf d’adieu, compte
tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :
« Qu’aucun de vous ne s’en aille avant d’avoir un dernier contact
avec la Maison » (rapporté par Mouslim, 1327). Une autre version du
hadith dit : « Il a été donné aux gens l’ordre d’avoir un ultime
contact avec la Maison, mais une dispense est accordée à la femme
indisposée ». (rapporté par al-Boukhari, 1755 et par Mouslim, 1328).

La
femme dans son cycle menstruel et la femme accouchée n’ont pas à
effectuer le tawaf d’adieu ni à se rendre aux portes de la mosquée
sacrée parce que cette attitude n’est pas enseignée par le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui).

Le
tawaf d’adieu doit marquer l’ultime contact du pèlerin avec la
Maison avant son voyage. Si, après ce tawaf, il doit attendre ses
compagnons ou charger ses bagages ou effectuer des achats, il n’y a
aucun inconvénient. Il n’a pas à répéter le tawaf, à moins qu’il ne
reporte son voyage. Si, par exemple, il procède au tawaf en début de
journée puis reporte son voyage en fin de journée, il doit répéter le
tawaf pour en faire son ultime acte devant la Maison.

Remarque
Celui
qui entre en état de sacralisation, soit pour le pèlerinage majeur
soit pour le pèlerinage mineur doit observer ce qui suit :

1/
S’engager à respecter strictement les prescriptions religieuses
d’Allah comme l’accomplissement de la prière à son heure et en
groupe.

2/ Eviter les
interdits d’Allah tels que les propos et actes scabreux et les actes
de désobéissance compte tenu de la parole du Très haut : «Le
pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l' on se décide de l'
accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point
de dispute pendant le pèlerinage.» (Coran, 2 : 197).

3/ Eviter de nuire aux musulmans par la parole ou par l’acte dans les lieux saints et ailleurs.
4/ Eviter de commettre les interdits liés à l’état d’ihram :

a) Ne rien couper de ses cheveux ou ongles. Il n’y a aucun
inconvénient à extraire une épine ou un autre objet, même si
l’opération provoque un saignement ;


b) Une fois entré en état de sacralisation, le pèlerin
n’utilise plus de parfum ni sur son corps ni sur ses vêtements ni
dans ses aliments. Il ne doit même pas utiliser un savon parfumé. Les
effets d’un parfum utilisé avant l’entrée en état de sacralisation ne
représentent aucun inconvénient ;

c) Ne pas pratiquer la chasse ;
d) Ne pas avoir de contact sexuel avec son épouse ;
e) Eviter les caresses et les baisers amoureux ;
f) Ne pas procéder à des fiançailles ni à l’établissement d’un mariage pour soi-même ou pour autrui ;
g) Ne pas porter des gants, ce qui ne concerne pas les bandages.
Les
interdits que voilà concernent à la fois les pèlerins et les
pèlerines. Quant aux interdits suivants, il concerne exclusivement
l’homme :

- il
ne se couvre pas la tête, même s’il peut utiliser un parapluie,
monter à bord d’un véhicule, s’installer sous une tente et porter des
bagages ;

- il
ne porte ni chemise, ni turban, ni capuchon ni pantalon ni botte. Si
toutefois, le pèlerin ne trouve ni pagne ni sandale, il lui est
permis de porter un pantalon et des bottes ;


- il ne porte rien qui soit assimilable à ce qui vient
d’être mentionné : manteau, veste, bonnet, sous-vêtements, etc.


- il est permis de porter des sandales, une bague, des
lunettes, un écouteur, une montre à la main ou autour du cou et une
ceinture à poche pour garder son argent ;


- il lui est permis de se nettoyer le corps sans
utiliser une substance parfumée, comme il lui est permis de se
baigner et de se gratter le corps et la tête même s’il fait
involontairement chuter des cheveux.

La
femme ne porte pas de niqab, dispositif qui couvre le visage de
manière à ne laisser que deux trous qui permettent de voir. Elle ne
porte pas de gants non plus. (bourqu’ ?).

La
Sunna dit qu’elle doit découvrir son visage si elle ne risque pas
d’être regardée par des hommes étrangers à elle. En présence de ce
risque, elle doit couvrir son visage en pèlerinage comme en dehors
du pèlerinage.

Voir :
Manaasik al-hadj wal-oumra par al-Albani ; Sifat al-hadj wal Oumra,
et al-manhadj limourid al-hadj wal oumra par Ibn Outhaymine (Puisse
Allah accorder Sa miséricorde à eux tous).



Islam Q&A









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{ قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّه عَلَى بَصِيرَة أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي وَسُبْحَانَ اللَّه وَمَا أَنَا مِنَ الْمُشْرِكِينَ }
-



 استأذنَ رجلٌ على رسولِ اللَّهِ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ وأنا عندَهُ فقالَ بئسَ ابنُ العشيرةِ أو أخو العشيرةِ ثمَّ أذِنَ لهُ فألانَ لهُ القولَ فلمَّا خرجَ قلتُ لهُ يا رسولَ اللَّهِ قلتَ لهُ ما قلتَ ثمَّ ألنتَ لهُ القولَ فقالَ يا عائشةُ إنَّ من شرِّ النَّاسِ من تركهُ النَّاسُ أو ودعهُ النَّاسُ اتِّقاءَ فُحشِهِ

الراوي: عائشة أم المؤمنين المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الترمذي - الصفحة أو الرقم: 1996
خلاصة حكم المحدث: صحيح
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La description du pèlerinage
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